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December 03, 2016

Végétarisme: une tendance en hausse

Writing about web page http://france3-regions.francetvinfo.fr/franche-comte/vegetarisme-tendance-hausse-1129977.html

Ce texte explore la popularité en croissance de la vie végétarienne en France.

Trois pour cent des français se déclarent actuellement végétarien; une minorité en progréssion, comme l'a constaté Aude Sillans.

Cette tendance est souvent expliquée par la recherche universale qui continue à approfondir sur le bien-être.

Au jour d'hui les français consomment moins de viande.

L'article contient une reportage en vidéo.


Folie veggie sur la France

Writing about web page http://www.parismatch.com/Vivre/Gastronomie/Folie-veggie-sur-la-France-1127849

Paris-Match (weekly headlines, news, celebrity lifestyle features)

27/11/2016

- l'article ne montre pas aucun point de vue trop extrême, mais il existe plusieurs indiciations de sa condemnation de consommation de la viande, avec la sélétion prudente des faits.

- "Folie veggie" du gros titre

- un phénomène qui met nos papilles en fête

- un spécialiste d'agroécologie a été cité: le terme "spécialiste" nous encourage du respet pour son avis. Il déplore la qualité sanitaire de la viande.

- un sondage réalisé en janvier 2016 a montré que 3% des français sont végétariens et 10% evisagent de le devenir (contre 4% en 2012).

- les flexitariens et la flambée du mouvement végan

- en Grand-Bretagne, le nombre de végans a ainsi augmenté de plus 360% en dix ans, selon le "Telegraph"

- pays de la gastronomie

- l'achat de viande de bœuf a réculé de 10.1%; pendent ces temps-là "les nouveaux substituts aux produits d'origine animale ont bondi de 24% par an depuis 2011; pour répondre aux consummateurs, l'industrie crée des solutions alternatives qui reproduisent les caractéristiques et la valeur nutritionelle de la viande

- manger l'animal est une habitude, et non une necessité; on peut vivre sans tuer et sans carences, céréales et legumineuses contiennent toutes les proteins nécessaires

- L'engouement se propage aussi chez les grands chefs. Alain Passard, Thierry Marx, Alain Ducasse... avec eux, le légume n'est plus un simple accompagnement, il est devenu le roi de leur piste aux étoiles

- Les restaurants «no meat» fleurissent un peu partout, loin du sempiternel cliché «bobo parisien» ruminé par les carnistes: le site vegOresto (vegoresto.fr) recense 188 établissements végétariens à travers l'Hexagone.

- un sous-titre en gros lettres; chaque jour en france, 3 millions d'animaux terrestes sont tués pour notre consommation (le verbe "tuer" est graphique)

- alors que les végétariens et les végans passaient pour des hippies illuminés, au jour d'hui ils forment un mouvement citoyen d'envergure

- des raisons: la volonté de manger plus sainement et la crise environnementale - nous sommes obligé à repenser le monde: l'impact de l'évelage et de la pêche intensive n'a plus de secret

- l'évelage produit 14,5% des gaz à effet de serre, contre 13% pour les transports, et préleve 8% de la consommation mondiale d'eau - Les rapports de la Food and Agriculture Organization (FAO), datés de 2006 et 2013; il faut 15000 litres d'eau pour produire 1 kilo de viande de boeuf, 4800 litres pour 1 kilo de porc, 3800 litres pour le poulet

- encore plus que la protection de l'environnement, c'est le refus de la maltraitance animale qui élève aujour d'hui les consciences: 88% des Français estiment que le bien-être des animaux d'élevage devrait mieux pris en compte

- une citation souligne l'hypocrise: On nous suggère de prendre une douche au lieu d'un bain, un vélo plutôt que la voiture pour réduire notre impact sur le climat [...] Parler de bien-être animal dans un abattoir est une ineptie

- les vidéos insoutenables diffusées depuis 2004 qui contribuent largement à détourner le grand public de la barbaque

- «Nos enquêtes ont accéléré le mouvement, reconnaît Brigitte Gothière. Elles ont également permis de déclencher la création d'une commission d'enquête parlementaire sur les abattoirs, et donc de faire de l'éthique animale un sujet politique

- Sous la pression populaire, les politiques commencent (lentement) à se réveiller: Depuis le 28 janvier 2015, l'animal est enfin reconnu comme un «être vivant doué de sensibilité» dans le Code civil et non plus considéré comme un meuble

- Officiellement donc, plus personne ne souscrit à l'affligeante théorie de «l'animal-machine» formulée par René Descartes au XVIIIe siècle, pour qui les bêtes ne ressentent ni plaisir ni douleur et n'ont ni âme ni conscience

- N'y a-t-il pas une incohérence éthique, voire schizophrénique, à caresser son chien tout en dévorant une côte de veau?: Les ouvrages comme le «Plaidoyer pour les animaux», de Matthieu Ricard, ou «Antispéciste», d'Aymeric Caron, ont médiatisé cette réflexion, creuset du mouvement végan.

- nous avons (re)découvert le courage de la compassion et la pensée antispéciste qui refuse de placer l'espèce humaine au-dessus des autres: Le concept, qui relève des mêmes mécaniques que la lutte contre le sexisme, le racisme, l'esclavagisme, n'est pas nouveau

- Le terme «spécisme» a en effet été forgé en 1970 par le psychologue Richard D. Ryder, puis popularisé cinq ans plus tard par le philosophe australien Peter Singer dans son livre culte «La libération animale». Antispécisme a fait son entrée dans l'édition 2017 du Robert, prouvant que la tendance n'est pas éphémère. Et, depuis le 14 novembre, la France a rejoint la liste des quatorze pays dotés d'un parti politique animaliste (parti-animaliste.fr).

- beaucoup de célébrités se sont converties au véganisme: le texe évoque des grands noms comme Natalie Portman

- Cette philosophie de vie fédère de plus en plus d'adeptes de tous âges et de tous milieux sociaux en quête d'un nouvel humanisme: Elle milite «pour l'intégration de tous les êtres vivants sensibles dans une même famille de considération morale», note Aymeric Caron. Et fait naître l'espoir, comme l'écrit Claude Lévi- Strauss, qu'«un jour viendra où l'idée que, pour se nourrir, les hommes du passé élevaient et massacraient des êtres vivants et exposaient complaisamment leur chair en lambeaux dans des vitrines inspirera sans doute la même répulsion que [...] les repas cannibales».

Nouveau vocabulaire:

- Les papilles (nf): taste buds

- le raz-de-marée (nm): tidal wave/landslide

- recenser (v): to take census of

- la flambée (nf): blaze, outburst, sudden rise

- la bidoche (nf): meat (familier)

- la gamme (nf): range, array, assortment

- la carence (nf): deficiency

- l'engouement (nm): passion, enthusiasm

- la piste aux étoiles (nf): circus ring

- sempiturnel(le) (adj): perpetuel, eternel

- l'envergure (nf): scale, range, scope

- édifiant(e) (adj): enlightening, edifying

- prélever (v): remove, take off, debit

- l'ineptie (nf): absurdity

- le creuset (nm): crucible, melting pot

- fédérer (v): unite, group, associate, group together


Viande: L'impact de la viande

Writing about web page http://www.viande.info/

- 'élevage et la pêche ont aujourd'hui des conséquences dramatiques pour les humains, les animaux et l'environnement.Des solutions existent mais vont à l'encontre d'intérêts économiques.

Nouveau vocabulaire:

- aller à l'encontre de: to go against/run counter to

http://www.viande.info/elevage-viande-gaz-effet-serre

- l'évelage est responsable de 14,5% des émissions de gaz à effet de serre et de 80% de la déforestation en Amazonie

- un végétalien émet 2,5% moins de gaz à effet de serre par son alimentation qu'un omnivore occidental

- l'évelage émet plus de gaz à effet de serre que les transports

- l’élevage produisait une quantité importante de gaz à effet de serre (GES), environ 18 % des émissions d'origine humaine.- un rapport de la FAO en 2006; Dans un rapport postérieur, Tackling climate change through livestock (FAO, 2013), des calculs fondés sur des données plus précises établissent à 14,5 % la contribution de l'élevage dans les émissions de gaz à effet de serre d'origine anthropique, dont 9,3 % pour les seuls bovins. C'est légèrement plus que le secteur des transports (IPCC, 2014).

- Le secteur de l'élevage produit 7,1 milliards de tonnes d'équivalent CO2, soit environ 1/7 de l'ensemble des émissions de gaz à effet de serre.

- 45 % est attribuable à la production et au transport des aliments (dont 9 % imputables à la déforestation liée à l'extension des cultures et des pâturages); 10 % résultent du stockage et de l'utilisation du lisier. 6 % sont causés par le transport, l'abattage des animaux et au stockage des produits animaux.

- L'Europe contribue pour 8,5 % des émissions de GES liés à l'élevage.

- Un rapport de 2011 conjecture que, entre 2005 et 2050, la demande de viande augmentera de 73 % et celle de lait de 58 % (FAO, 2011).

- L’élevage extensif et le soja exporté comme aliment du bétail sont la première cause de la déforestation au Brésil (Margulis, 2004). Après une enquête de 3 ans publiée en juin 2009, Greenpeace affirme que l’élevage bovin est responsable à 80 % de la destruction de la forêt amazonienne (Greenpeace, 2009).

-L’Union européenne, dont la superficie des forêts augmente, est le 4e importateur de bovins derrière les USA, la Russie, et le Japon. En outre, 80 % des importations de bovins de l’UE viennent d’Amérique du Sud. Les Français sont les premiers consommateurs européens de viande bovine (FranceAgriMer, 2010). Ainsi la consommation de viande en Europe et en France est une cause de la déforestation en Amérique du Sud.

- La déforestation a causé 12 % des émissions mondiales de GES entre 2000 et 2005 (Congressional budget office, 2012), et cause 6 % des émissions de GES aujourd'hui - elle perturbe le cycle de l'eau et réduit la biodiversité par la destruction de l’habitat de millions d’espèces végétales et animales.

- En outre, le compactage des sols, piétinés par le bétail, empêche les infiltrations d’eau et provoque des ruissellements qui érodent les sols et privent d’eau les derniers végétaux, rendant les terres inutilisables.

- titre à la fin d'article: lutter contre le réchauffement climatique par l'alimentation:

Le 5e rapport du GIEC (IPCC 2014, chapitre 11), reprenant les calculs de Stehfest et al. (2009), estime que la simple application des recommandations nutritionnelles de l’École de santé publique de Harvard, qui conseillent de limiter la consommation moyenne de viande de ruminants à 10g par jour et la consommation des autres viandes, du poisson et des œufs à 80g par jour, permettrait de réduire de 36 % les émissions de GES d’origine agricole, et de 8 % les émissions totales. Cette simple mesure serait aussi efficace que de diviser par deux l’ensemble du trafic routier mondial.

Nouveau Vocabulaire:

- imputable (adj): attributable, accountable, to be down to

- l'abattage (nm): slaughter

- le bétail (nm): livestock, cattle

- piétiner (v): stamp, shuffle along

- la superficie (nf): surface area

- la fauche (nf): mowing, cutting, scything

http://www.viande.info/elevage-viande-animaux

-83% des poulets de chair sont élevés sans accès à l'extérieur

- 68% des poules et 99% des lapins sont élevées en cage

- 95% de cochons sont élevés sur caillebotis en bâtiements

- ces animaux sont sélectionnés pour leur productivité, on les mutile (castration à vif, ablation de la queue ou du bec), on sépare les mèes et leurs petits

- leur taux de mortalité est élevé: par exemple 20% des porcs meurent avant le jour de l'abattage

- Il est impossible de produire une telle quantité de viande sans entasser les animaux, les doter de corps difformes à force de sélections génétiques, les adapter de force par des mutilations à des conditions de vie qui limitent drastiquement leurs comportements.

- la plupart de fermes qui se sont développés depuis les années 70 ont des dizaines de milliers d'animaux enfermés en hangars immenses.

- 83% des 800 millions de poulets de chair sont élevés sans accès à l’extérieur (CGAAER, 2014)

- 68% des 47 millions de poules pondeuses sont élevées en batterie de cages (ITAVI, 2015)

- 99% des 36 millions de lapins sont élevés en batterie de cages (ITAVI, 2006)

- Si les bovins ont encore souvent un accès à l’extérieur, certains d’entre eux passent aussi leur vie en stabulation.

- Les oeufs de poules, de canards ou de dindes, éclosent par milliers dans des armoires à incubation, donnant naissance à des poussins qui cherchent en vain un contact maternel.

- Pour la production de lait, les vaches, brebis et chèvres sont généralement inséminées chaque année. Les petits auxquels elles donnent naissance leur sont rapidement enlevés. Ces séparations affectent aussi bien les jeunes que leurs mères.

- Les poules pondeuses pondent aujourd’hui près de 300 oeufs par an contre 60 lorsqu’elles vivent à l’état sauvage. Les truies donnent naissance à 27 petits par an contre 16 en 1970 (IFIP, 2014). Ces performances ne sont pas sans dommages pour les animaux (EFSA, 2007).

- Les sélections génétiques font apparaître des boîteries notamment chez les poulets de chair et chez les vaches laitières, les uns poussés à produire du muscle au détriment de leurs autres organes, les autres à produire de grandes quantités de lait (EFSA, 2009).

- Dès le début de leur vie, des mutilations sont pratiquées pour « adapter » les animaux à la claustration, à la surpopulation des élevages ou au goût des consommateurs

- Étendre les ailes, se dresser, fouiner, ronger, explorer, élever ses petits, se déplacer, prendre l’air... la liste des comportements entravés est longue dans la plupart des élevages.
En France, plus de 80% des animaux sont élevés en bâtiments fermés, parqués en cage ou sur des caillebotis sans accès à l’extérieur.

De nombreux animaux meurent avant d’avoir atteint l’âge où ils sont abattus.

Les animaux peuvent être transportés sur de longues distances. Les trajets à travers l’Europe restent fréquents. Le chargement, le transport et le déchargement sont de grandes sources de stress pour les animaux. Nombre d’entre eux en meurent. S’il existe un règlement européen en la matière, le rapport de l’office vétérinaire européen dresse un état des lieux mitigé de la situation en France (Food and Veterinary Office, 2009a).

Une directive européenne tente de limiter les souffrances inévitables de la mise à mort des animaux. Si des progrès notables ont été réalisés grâce à cette réglementation, les infractions restent nombreuses tant du point de vue de la protection des animaux (Food and Veterinary Office, 2007) que du point de vue sanitaire (Food and Veterinary Office, 2009b).

On reconnaît désormais que les animaux vertébrés, les céphalopodes et divers crustacés éprouvent des sensations et émotions et possèdent des capacités cognitives.

- Certains labels, comme le bio ou le Label Rouge, ont des cahiers des charges qui permettent aux animaux de pouvoir exprimer une gamme plus importante de comportements. Avec les niveaux de consommation actuels, il reste toutefois illusoire d’espérer améliorer le sort d’un si grand nombre d’animaux, nécessairement confinés dans des espaces restreints, et « traités » par un nombre réduit de travailleurs. C’est pourquoi diminuer significativement sa consommation de produits animaux est indispensable, tout en se détournant des produits issus de l’élevage intensif. Il est aussi possible d’éviter de contribuer à la souffrance et à la mort des animaux d’élevage en s’abstenant d’en consommer.

Nouveau Vocabulaire:

- l'ablation (nf): excision, removal

- entasser (v): pile up, heap up

- écrasant(e) (adj): overwhelming, crushing

- le sevrage (nm): weaning

- planifier (v): schedule, plan

- le poussin (nm): young chick

- le broyage (nm): grinding

- la truie (nf): sow

- entraver (v): to hinder, shackle

- pondre (v): to lay

- la claustration (nf): confinement, seclusion, cloistering

- le rognage (nm): trimming

- fouiner (v): to search, to rummage through


Élevage et sous-alimentation

http://www.viande.info/elevage-viande-sous-alimentation

- Environ 800 millions d'humains souffrent de malnutrition - 2/3 des terres agricoles dans le monde sont consacrées à l'élevage ou à la production d'aliments pour le bétail - Une baisse de la production de viande entraînerait une baisse du cours mondial des denrées végétales - Si les pays riches et émergents divisaient par deux leur consommation de viande, la ration calorique des habitants du Tiers-Monde augmenterait et au moins 2,2 millions d'enfants échapperaient à la malnutrition chronique

- La production animale actuelle passe de plus en plus des bovins et autres ruminants, qui broutent l’herbe et mangent du fourrage, aux porcs et aux volailles engraissés par des régimes alimentaires à base d’aliments concentrés, souvent importés d’autres régions du pays ou de l’étranger

- La malnutrition affecte un enfant sur trois dans les pays en développement. Elle réduit la résistance des enfants aux maladies, provoque des handicaps mentaux et physiques et accroît leur mortalité (World Hunger Education Service, 2013).

- Les difficultés rencontrées dans la lutte contre la malnutrition sont nombreuses. L’utilisation des produits agricoles par le secteur de l'élevage constitue l’une d’entre elles.

- l'évelage est un gaspillage de ressources

- Un rapport de la FAO (1992, chap. 1) indiquait que les animaux sont de piètres convertisseurs d’énergie en alimentation humaine : si on les nourrit avec des céréales, ils ingèrent en moyenne 7 kcal pour en restituer une sous forme de viande (3 kcal pour les poulets, 16 kcal pour les bovins).

- Le président du GIEC, Rajendra Pachaury, illustre d’une autre façon cette inefficacité : il faut 7 à 10 kg de végétaux pour faire 1 kg de viande boeuf, 4 à 5,5 kg pour 1 kg de viande de porc.

- Il s'ensuit qu'il faut beaucoup plus de terres agricoles pour produire de la viande que pour produire directement des céréales destinées à l'alimentation humaine.

- 33 % des terres cultivables de la planète sont utilisées à produire l’alimentation des animaux d’élevage ; 26 % de la surface des terres émergées non couvertes par les glaces est employée pour le pâturage (FAO, 2006, p. 271).

- Près de 85 % de la production de mondiale de soja est destinée à l’alimentation animale (Soyatech, n.d.).

- Tant les céréales que le soja sont des denrées hautement nutritives, directement consommables par les humains. Les affecter à la l’alimentation animale constitue un détour de production particulièrement inefficace.

- Les terres agricoles françaises sont accaparées par les animaux d’élevage : 2/3 des terres agricoles sont destinées à l’alimentation animale, que ce soit en pâturages ou en cultures de plantes pour l’alimentation des animaux (Mission Climat de la Caisse des Dépôts, 2005, p.3).

- L’alimentation animale est par exemple aujourd’hui le principal débouché industriel des céréales françaises : elle en consomme 10,2 millions de tonnes, ce qui représente la moitié des utilisations en France (Passion céréales, 2014).

- Par ailleurs, la France importe des tourteaux de soja, principalement du Brésil et d’Argentine, contribuant ainsi à la déforestation en Amérique latine et aux problèmes sociaux liés au développement des grandes cultures intensives au détriment des petits paysans. Avec 4,5 millions de tonnes de soja importés chaque année, la France est le premier importateur européen : 22 % du soja exporté par le Brésil lui est destiné (Billon et al., 2009). Le soja d’importation destiné à l’alimentation est en grande partie génétiquement modifié1.

- L’effet de la production de viande sur les prix des denrées alimentaires: La baisse de 20 % de la production mondiale de viande entraîne une baisse du prix de nombreux aliments d’origine végétale. La ration calorique par habitant augmente dans les pays du Tiers-Monde, notamment en Afrique subsaharienne (+81 calories par personne et par jour). Le nombre d’enfants en bas âge souffrant de malnutrition diminue de 2,2 millions.

Cette simulation indique que la production de viande a bien un impact négatif sur la sécurité alimentaire des humains les plus pauvres de la planète.

Nouveau Vocabulaire:

- la denrée (nf): food products

- brouter (v): to graze

- ores (adv): already, immediately

- accaparer (v): monopolise


Gaspillage et Pollution de l'eau

http://www.viande.info/elevage-viande-ressources-eau-pollution

En France, il faut environ 8250L d'eau pour produire la nourriture quotidienne d'un omnivore, 3600L pour produire celle d'un végétalien

- L'élevage émet des quantités importantes de nitrates, phosophates et autres substances qui s'accumulent dans l'eau et provoquent la prolifération des algues vertes

- Près de 80% des émissions d'ammoniac proviennent de l’élevage. L'ammoniac se dissout dans les précipitations et provoque des pluies acides

- La Terre a des ressources en eau limitées.

- En prenant en compte les différents segments de la chaîne de production, l’élevage, y compris la pisciculture (Dupont, 2009), est la plus grande source sectorielle de polluants de l’eau; L'eutrophisation, c'est-à-dire l'accumulation dans l'eau des nitrates, du phosphore et d'autres nutriments est responsable de la prolifération des algues vertes et de la dégénération des récifs coralliens. Cette eutrophisation cause la mort de nombreux êtres vivants aquatiques (Fromange et Novince, 2007) et de quelques animaux terrestres (Martin, 2009). L’élevage y contribue de façon directe par les rejets de lisiers et indirecte par l’excès d’engrais apportés aux cultures de céréales destinées à nourrir le bétail.

- La gestion des déjections animales dans les élevages intensifs provoque le lessivage des nitrates et des agents pathogènes dans la nappe aquifère, qui met souvent en péril les réserves d’eau potable (FAO, 2005).

- Les émissions d’ammoniac (NH3) sont à 95% d’origine agricole, dont 80% proviennent de l’élevage (Protejoie et al., 2002).

- Ce gaz très soluble dans l'eau se dissout dans les précipitations sous forme d'ammonium (NH4+), un ion acide, l'une des principales causes des pluies acides; Les pluies acides perturbent la photosynthèse et détruisent les éléments nutritifs du sol, causant le dépérissement forestier. Un rapport de 1999 sur l’état des forêts en Europe indiquait que 20% des terres sont très acides, 2/3 des forêts sont endommagées et 21,4% ont subi une défoliation d’au moins 25% (Commission Européenne, 1999).
Les lacs, les fleuves, les ruisseaux et les rivières sont eux aussi altérés par les pluies acides : on observe une réduction et une disparition d’espèces aquatiques, très sensibles au changement de pH (EPA, 2012).

- Au Canada, sur 160 000 lacs de 10 hectares ou plus étudiés, 19,4% étaient acides et 51% en train de le devenir (Dupont, 2004).

- La France est le premier pays émetteur d’ammoniac en Europe (EEA, 2014, p. 55, tableau 2.6.)).

- Ces émissions sont à 97% d’origine agricole, dont 75% proviennent des élevages (Martin et Mathias, 2013), qui génèrent environ 300 millions de tonnes de déjections animales par an (IFEN-SCEES, 2005, p.53); dont la moitié est épandue dans les champs. En Bretagne, la population d’animaux d’élevage produit au minimum l’équivalent de la pollution organique de 60 millions d’habitants, soit les excréments de la population française répandus sans traitement sur le sol breton (Borvon, 2000).

Nouveau Vocabulaire:

- la pisciculture (nf): fish farming

- l'engrais (nm): fertilizer


Élevage, viande, et santé humaine

http://www.viande.info/elevage-viande-sante-maladies

- L'élevage est responsable du déclenchement d'épizooties (ESB, grippe aviaire, etc.)

- L'usage massif d'antibiotiques dans les élevages contribue grandement à l'apparition de souches bactériennes résistantes

- La surconsommation de produits animaux est mauvaise pour la santé. D'un point de vue nutritionnel, il faudrait diviser par deux (au moins) notre consommation de produits d'origine animale

- L’élevage est en soi un facteur de risque pour notre santé. Les systèmes industriels de production sont depuis longtemps la norme dans les pays développés et deviennent de plus en plus répandus dans les pays en développement. Le nombre énorme d’animaux élevés en confinement, dotés d’une variabilité génétique très pauvre, et soumis à une croissance rapide, crée des conditions idéales pour l’émergence et la propagation de nouveaux pathogènes.

- Il n’y a jamais eu de « grippe légumineuse », ni de « grippe épinard » ou de « maladie du petit pois fou »... Par contre, les systèmes modernes d’élevage sont des incubateurs à virus, listeria monocytogènes, salmonelles, campylobacters, E. coli, et autres promoteurs de « grippes » en tout genre. Comme l’indique un rapport de la FAO (Otte et al., 2007): « il n’est pas surprenant que les trois-quarts des nouveaux pathogènes ayant affecté les humains dans les dix dernières années proviennent des animaux ou des produits animaux ».

- Comme les élevages sont propices aux maladies infectieuses, les éleveurs sont obligés d’utiliser beaucoup d’antibiotiques pour soigner leurs animaux. À cela s’ajoute que les antibiotiques à faible dose stimulent la croissance des animaux. Bien qu’ils soient interdits comme promoteurs de croissance en Europe depuis 2006, ils le sont encore dans de nombreux pays. L’utilisation massive des antibiotiques, comme thérapeutiques ou comme promoteurs de croissance, favorise le développement de souches bactériennes résistantes aux antibiotiques.

- Constat inquiétant : bien qu’on ait réussi à modérer l’usage global des antibiotiques ces dernières années, les éleveurs ont de plus en plus recours aux antibiotiques dit “de dernière ligne”, ceux qu’on n’utilise que quand les antibiotiques classiques ont échoué (ANSES, 2015).

- "Les considérations les plus pessimistes nous invitent à nous préparer à un monde sans antibiotique à l’horizon 2030 . Le directeur adjoint de l’OMS, Keiji Fuguda, estime ainsi que mourir des suites d’une infection banale ou d’une blessure mineure pourrait bientôt redevenir une réalité courante. Dans la même optique, une récente étude britannique estime qu’en 2050 le risque lié aux antibiorésistances pourrait conduire, au niveau mondial, à la perte annuelle de 10 millions de vies humaines" (Ministère de l'agriculture, 2015).

- « l’aquaculture utilise des produits chimiques, des engrais, des antibiotiques qui sont nocifs alors que les contrôles sont très limités » (Actu-Environnement, 2003)

- La surconsommation de viande, en particulier de viande rouge, tend à augmenter le risque de certaines maladies (comme le cancer du colon, les maladies cardio-vasculaires, l'obésité ou le diabète de type 2) et plus généralement augmente la mortalité (Pan et al., 2012).

- L'OMS (2015) a officiellement classé la viande rouge parmi les cancérigènes probables chez l'humain et les viandes transformées (charcuteries, nuggets, corned-beef, "cordon bleus", etc.) parmi les cancérigènes certains chez l'humain.

- L’école de santé publique de Harvard recommande de limiter notre consommation de viande à 90g par jour (nous en consommons actuellement 180g/j) et de limiter la consommation de laitages à deux portions par jours (nous en consommons entre 2,5 et 3 portions dans les pays occidentaux).

- Le rapport de 2015 du Dietary Guidelines Committee américain (qui sert de base scientifique aux recommandations nutritionnelles officielles) enjoint les américains à végétaliser leur alimentation. Il fait du régime végétarien (incluant le régime végétalien) l’un des trois régimes alimentaires de référence, et ajoute qu’il a l'avantage d'être bénéfique à l’environnement.

- « les alimentations végétariennes bien conçues (y compris végétaliennes) sont bonnes pour la santé, adéquates sur le plan nutritionnel et peuvent être bénéfiques pour la prévention et le traitement de certaines maladies. Les alimentations végétariennes bien conçues sont appropriées à tous les âges de la vie, y compris pendant la grossesse, l’allaitement, la petite enfance, l’enfance et l’adolescence, ainsi que pour les sportifs » (ADA, 2009).

- Plus de 200 000 personnes sont atteintes chaque année en France de maladies d’origine alimentaire et, dans l’immense majorité des cas, du fait de la consommation de produits animaux. Si nous végétalisons notre alimentation, nous arriverons à un monde où les gens seront en meilleure santé et n’auront plus, par leurs impôts, à combler des déficits d’assurance-maladie. Cela en vaut la peine.

Nouveau Vocabulaire:

- le fardeau (nm): burden, load, weight

- la panoplie (nf): costume, outfit


La viande et l'argent du contribuable

http://www.viande.info/elevage-viande-subventions-aides-europeennes

- C’est dans les pays riches que la consommation de produits animaux est la plus forte

- Subventions directes aux éleveurs: Ces subventions sont allouées en fonction de leur production (animaux ou leur sous-produits).

- Le financement d’aides à l’exportation de certains produits en dehors de l’Union européenne est fréquent. Il défavorise pourtant l’agriculture locale des pays du tiers-monde, les produits européens étant alors moins chers que ceux produits localement

- L’union européenne vient en aide aux campagnes publicitaires pour augmenter les ventes de produits agricoles.

- Les éleveurs bénéficient par ailleurs des aides nationales.

- Les dégradations de l’environnement imputables aux élevages (pollutions des eaux, algues vertes...) sont subies par tous. C’est l’argent public qui est mis à contribution pour tenter d’en limiter les effets.

- C’est aussi la collectivité qui finance les dépenses de santé liées aux pathologies imputables à la surconsommation de viande, de même que celles liées aux grippes aviaire, porcine et autres maladies de la vache folle.

Nouveau Vocubaulaire:

- le contribuable (nm): the taxpayer

- la subvention (nf): grant, subsidy

- la sous-tarification (nf): low-cost


"Ma vie est une pomme" Jeanne Mas, veggie pour la vie

Writing about web page http://www.parismatch.com/Vivre/Gastronomie/Jeanne-Mas-veggie-pour-la-vie-923521

"Ma vie est une pomme" Jeanne Mas, veggie pour la vie

Publié Mars 2016

- un star des années 1980 raconte comment elle est dévenue végétarienne, puis végan dans son première livre "ma vie est une pomme"

- par amour des animaux

- l'article est composé d'un interview

- Jeanne Mas dit comment elle a écrit son livre après avoir constaté avec quelle cruaté et barbarie on traite les animaux; elle voulait apporter son témoinage pour permettrer aux gens à comprendre à quel point le végétarisme est salutaire pour l'homme et essentiel à la survie de notre planète.

- elle voulait aussi donner des conseils

- dans ma jeunesse, aucun mode d’emploi n’existait. J’ai donc commis pas mal d’erreurs. J’ai repris les choses en main à la naissance de mon deuxième enfant, en 1991. Nous sommes partis vivre en Provence, dans une grande maison nichée dans la campagne. J’attachais beaucoup d’importance à bien nourrir mes enfants. Je me suis mise à cuisiner des plats végétariens ; riz aux champignons, ratatouille, lentilles au citron, galettes de légumes, omelette au parmesan… Puis, en 2005, nous avons quitté la France pour nous installer aux Etats-Unis. Là-bas, c’est plus facile : tous les magasins et restaurants proposent des plats veggie. J’ai appris à améliorer mon alimentation et je suis devenue incollable sur les pouvoirs des légumes, les bienfaits des céréales, de la protéine végétale, etc. J’ai découvert une énergie nouvelle, je ne tombe jamais malade. Après vingt-trois ans de végétarisme, je suis devenue vegan il y a deux ans. Je ne consomme et n’utilise aucun produit animal. Je ne me suis jamais sentie aussi bien dans ma vie !

Nouveau Vocabulaire:

- nicher (v): to nestle

- incollable (adj): unbeatable


Veggie World: le salon de l'éthique à Paris

Writing about web page http://www.parismatch.com/Vivre/Art-de-vivre/Veggie-World-le-salon-de-l-ethique-1089175

Publié Octobre 2016


- Le 8 et 9 octobre se tiendra au Centquatre, à Paris, la deuxième édition française du salon Veggie World. L’occasion de (re)découvrir le véganisme, le mode de vie 100% éthique qui se développe de plus en plus en France.

- L'an dernier déjà, le succès était incontestable : pour sa première édition en France, le salon Veggie World recevait plus de 7000 visiteurs.

- Des initiés et une foule de curieux se pressaient au Centquatre, prouvant ainsi l’intérêt grandissant pour le véganisme, cette philosophie de vie qui exclut l’exploitation des animaux dans tous les domaines ; alimentation, habillement, loisirs... Né en 2010 à Wiesbaden en Allemagne, le Veggie World s’impose désormais en France, aux Pays-Bas, en Suisse et en Belgique. Les 8 et 9 octobre, le Centquatre-Paris se transformera de nouveau en paradis vegan grâce à ses 130 exposants.

- Au programme : les délicieuses saveurs de la cuisine végétalienne, mais aussi tout l’univers lifestyle garanti sans souffrance animale; beauté, mode, bien-être… Conférence et workshops seront également au rendez-vous avec des ateliers et des démonstrations de yoga et de Wutao. Le Veggie World, c’est aussi l’occasion de rencontrer les acteurs de la défense des animaux. Les associations L214, PETA, Sea Shepherd, CCE2A, GroinGroin, la Fondation Brigitte Bardot… : tous seront sur le pont pour sensibiliser les visiteurs et les informer sur leurs actions. Une belle opportunité de comprendre que les vegans ne sont ni des extrémistes, ni des hippies illuminées…


Noël végétarien: le guide de survie

Writing about web page http://www.madmoizelle.com/noel-vegetarien-218525

Noël végétarient: le guide de survie

Publié 19 décembre 2013


- La première année, j’ai voulu « déranger au minimum », perturber le moins possible le déroulé du repas, faire en sorte que mon assiette de Noël végétarien ne jure pas trop avec les autres, joliment dressées par les hôtes, etc. Résultat des courses, je me suis retrouvée à manger « la même chose, sans » : sans la viande, sans le poisson, sans les produits laitiers.

- Disons-le franchement, j’ai fini par manger la décoration végétale des plats

- Le Noël traditionnel français est très peu adapté à un régime végé.

- Pour connaître un certain nombre de véganes autour de moi, je peux affirmer sans hésiter que de voir nos choix alimentaires constamment remis en question, ça nous gonfle. Si en plus tu es « en transition », tu es une cible facile : le sceptique ne manquera pas de pointer des incohérences. « Ah t’es végétarienne mais tu manges du fromage ? Tu sais qu’on tue les veaux pour faire du fromage ? Pas très cohérent tout ça…»

- Mon préféré reste « Ah t’es végane mais tu manges des chips et tu bois de l’alcool ? Pas très bon pour la santé tout ça ».

- Le quidam lambda n’a souvent aucune idée de pourquoi tu manges ce que tu manges et ne manges pas ce que tu ne manges pas. Il est confus. Et sa confusion transpire dans ses critiques, exprimées à voix haute, devant tout le monde, sans le moindre tact.

- les bonnes dispositions psychologiques pour être réceptifs à une quelconque explication sur le végétarisme alors qu’ils sont en train de mâcher de la dinde. C’est un fait.

- J’ai depuis longtemps abandonné l’idée que je passerai des fêtes tranquilles. Je sais par avance que « mon régime » va poser problème à mes proches. Mais j’ai décidé que cette année, il ne me posera pas de problème à moi.

- Cette année, je vais m’en tenir à mes principes. Je pense que les repas de famille des fêtes doivent être un moment où on se retrouve, un moment de partage. Et non, le « partage », ça veut pas forcément dire manger la même chose, ça veut dire partager la joie d’être tous ensemble autour de la table. Se faire plaisir, même si c’est pas par les mêmes aliments.

- Au fond de moi, je ne rêve même pas d’un Noël végane, juste d’un Noël où être végane ne serait pas un problème, parce que c’est à cette idée de Noël que je suis attachée : celle du partage, de la communion avec famille, amis, proches que l’on est heureux de voir. Le foie gras et les huîtres, franchement c’est secondaire. Et je crois que végé, végane ou omni, on peut tous être d’accord avec ça.


Nouveau Vocabulaire:

- battant(e): warrior

- blaser (v): to bore

- kiffer (v): to like (familier)

- la bouffe (vf): grub, nosh, food, meal spread (familier)

- jurer (v): to clash

- écumer (v): skim, foam at the mouth, clean out

- se pointer (v): turn up, show up, rock up, roll up, arrive

- le quidam (nm): someone, whatshisname

- lambda (adj): average, ordinary, regular

- piètre (adj): mediocre, poor, substandard, paltry


Végétariens et carnivores: pas le grand amour!

Writing about web page http://www.femina.fr/Sexo/Amour/Vegetariens-et-carnivores-pas-le-grand-amour-859096

Publié Novembre 2016

- Àl’occasion de la Journée mondiale du végétarisme, début octobre, le site Elite Rencontre s’est intéressé à la vie amoureuse des végétariens et de ceux qui ne le sont pas. Les conclusions de son étude sont sans appel : près de 7 mangeurs de viande sur 10 préféreraient rompre plutôt que de changer leur régime alimentaire.

- le végétarisme est aujourd’hui de plus en plus synonyme de bonne santé, voire de « branchitude » avec la percée des vegans

- Pourtant, à l’ultimatum : « C’est moi ou la viande », 70 % des Français interrogés choisiraient la viande plutôt que l’amour.

- "Partager un repas est un acte intime"

- « Ce chiffre est toutefois à nuancer car, en réalité, 36 % seraient prêts à ne plus être carnivores en présence de leur partenaire végétarien et 16 % accepteraient même de changer de régime alimentaire par amour, si cela leur était demandé gentiment »

- Ce qui préoccupe surtout les amateurs de viande, mais aussi les végétariens, c’est la peur de ne pas pouvoir cuisiner à deux ni partager leur repas – la chose la plus difficile en cas de couple mixte, selon 35 % des sondés.

- à quel point se sentir à l’aise durant un repas avec son partenaire est importan [...] lors que si les deux convives n’ont pas des goûts culinaires similaires, l’harmonie que suppose le partage d’un repas risque d’en être bouleversée et la rencontre de ne pas avoir de suite, souligne la psychologue. quand bien même la relation se poursuivrait, les dîners pourraient être quelque peu compliqués en termes de préparation. »

- les visions respectives des uns et des autres semblent aussi être aux antipodes.

- Ainsi, quand on demande aux végétariens quels sont les mots qui, selon eux, caractérisent le mieux les carnivores, ils répondent « égoïstes » à 64 %, « têtus » à 47 % et « ennuyeux » à 41 %.

- Quant aux carnivores interrogés, même si leur opinion sur les végétariens est nettement plus élogieuse, ils restent méfiants : 10 % avouent ainsi avoir peur d’être convertis.

- Alors, quand on est végétarien, jusqu’où faut-il aller pour espérer trouver l’âme sœur ? Direction l’Espagne, où les non-carnivores représentent 37 % de la population. Deuxième terre d’asile : la Finlande (31 %), suivie de l’Allemagne (30 %) et de l’Angleterre (29 %).

- « La plupart de ces pays se sont adaptés au végétarisme, à la différence de la France, où cette tendance commence seulement à se dessiner dans les grandes villes et ne concerne que 16 % de Français », conclut Salama Marine.

- Rien d’étonnant, donc, à ce que 65 % de nos compatriotes végétariens « omettent » d’indiquer cette spécificité sur leur profil de sites de rencontres, afin de mettre toutes les chances de leur côté !



Nouveau Vocabulaire

- le branchitude (nm): trendiness

- l'amateur (nm): lover, connoisseur, fan

- l'accroc (nm): tear, snag, hitch, infringement


Les "flexitariens" se privent de viande… mais pas trop

Writing about web page http://www.lanouvellerepublique.fr/Indre-et-Loire/Actualite/24-Heures/n/Contenus/Articles/2016/11/14/Les-flexitariens-se-privent-de-viande-mais-pas-trop-2902148

Publié Novembre 2016

- Une pratique alimentaire vise à réduire sa consommation animale, tout en s’autorisant quelques entorses. Dur, dur d’être végé !

- J'en ai entendu parler pour la première fois il y a deux ans.[...]
Je me suis rendu compte que c'était la même démarche que j'adoptais depuis très longtemps.

- Alizée a donc pu mettre un mot sur son comportement alimentaire : elle est « flexitarienne ». Mais que se cache donc derrière ce néologisme ?

- Comme son nom le laisse deviner, le flexitarisme désigne le fait d'être flexible dans la pratique végétarienne. Comprenez, les personnes qui ne mangent pas de viande et de poisson… dans la mesure du possible.

- si on me propose un produit où l'animal était vieux, que son bien-être comptait, ça ne me dérange pas qu'on le tue et le mange. »

- Le fait qu'elle soit flexitarienne s'appuie avant tout sur « une conscience écologique. L'élevage industriel, comme on le voit dans plein de reportages, c'est ça le problème. »

- Le concept de flexitarisme ne convainc pas tout le monde. « Le mot n'existait pas, mais on a besoin de mettre des noms sur tous les types de comportements, pense Anne Cherrier, C'est pour parler des gens qui mangent moins de viande, qui réfléchissent à leur consommation et à leur équilibre alimentaire. »

- Mais que pensent les végétariens de ceux qui n'en sont qu'à mi-chemin ? « Le flexitarien n'est pas encore complètement prêt à passer le pas du végétarisme, il ne veut pas refuser quand il mange à l'extérieur et qu'on lui propose un plat animal, juge Martine Chrétien, déléguée de l'Association végétarienne de France en Indre-et-Loire. C'est quelqu'un qui réfléchit à ce qu'il mange et à l'impact que cela a, ce qui est déjà énorme ! »

-

Les " flexitariens " se privent de viande... mais pas trop

14/11/2016 05:43
Alizée se régale avec du salami… certifié bio et 100 % végétarien, composé de blanc d'œuf, de concentré de betterave rouge et de tomate.

Une pratique alimentaire vise à réduire sa consommation animale, tout en s’autorisant quelques entorses. Dur, dur d’être végé !

J'en ai entendu parler pour la première fois il y a deux ans. Ma cousine l'a dit en repas de famille. Je me suis rendu compte que c'était la même démarche que j'adoptais depuis très longtemps. Alizée a donc pu mettre un mot sur son comportement alimentaire : elle est « flexitarienne ». Mais que se cache donc derrière ce néologisme ?

" Quand il y a une raclette, c'est dur… "

Comme son nom le laisse deviner, le flexitarisme désigne le fait d'être flexible dans la pratique végétarienne. Comprenez, les personnes qui ne mangent pas de viande et de poisson… dans la mesure du possible. « A partir du moment où j'ai vécu seule, je n'ai jamais acheté de viande, et le poisson, je n'aime pas ça, indique Alizée, étudiante à Sciences-Po Lille et dont le père réside à Tours. Mais si on me propose un produit où l'animal était vieux, que son bien-être comptait, ça ne me dérange pas qu'on le tue et le mange. » La jeune étudiante de 22 ans reconnaît volontiers que lors de ses vacances en Lozère, elle ne refuse pas de s'approvisionner chez les bouchers du coin. Le fait qu'elle soit flexitarienne s'appuie avant tout sur « une conscience écologique. L'élevage industriel, comme on le voit dans plein de reportages, c'est ça le problème. »
Le concept de flexitarisme ne convainc pas tout le monde. « Le mot n'existait pas, mais on a besoin de mettre des noms sur tous les types de comportements, pense Anne Cherrier, gérante de la Scop Biocité, à Tours. C'est pour parler des gens qui mangent moins de viande, qui réfléchissent à leur consommation et à leur équilibre alimentaire. » Selon elle, les flexitariens se positionnent également en fonction de ce qu'ils aiment ou n'aiment pas.
Mais que pensent les végétariens de ceux qui n'en sont qu'à mi-chemin ? « Le flexitarien n'est pas encore complètement prêt à passer le pas du végétarisme, il ne veut pas refuser quand il mange à l'extérieur et qu'on lui propose un plat animal, juge Martine Chrétien, déléguée de l'Association végétarienne de France en Indre-et-Loire. C'est quelqu'un qui réfléchit à ce qu'il mange et à l'impact que cela a, ce qui est déjà énorme ! »


- Alizée reconnaît que selon les situations, il peut être difficile de ne pas manger de viande.« Parfois, tu sens que tu embêtes les gens. Dans cette situation précise, je me plie aux règles. »

- Le végétarisme serait plus difficile à assumer en France qu'ailleurs selon elle. « J'ai vécu au Canada, il y avait toujours un plat végétarien ou vegan. Ici, sur une station d'autoroute, tu ne trouves jamais de sandwich végétarien. Mais c'est aussi un manque de courage. Quand il y a une raclette, c'est dur de rester sur sa ligne» Flexitarienne, gourmande et honnête !

Nouveau Vocabulaire

- l'entourse (nf): infringement, twisting

- régaler (v): treat to a meal


Ces quatre informations qui pourrait vous rendre végétarien

Writing about web page http://www.lavoixdunord.fr/68948/article/2016-11-03/ces-quatre-informations-qui-pourraient-vous-rendre-vegetarien

Publié Novembre 2016

- Depuis 2008, l’association L214 diffusent cinq à six vidéos par an pour mettre fin à l’exploitation animale. Ces images rencontrent de plus en plus d’échos dans l’opinion publique. Ce combat est facilitée par l’opacité et la course aux profits de l’industrie agroalimentaire. Sans être exhaustif, nous avons listé quatre points qui peuvent faire avancer votre réflexion sur la question.

- Vous pensiez manger du bœuf ? Vous mangez de la vache laitière

Seulement 6 % de la viande vendue en France est effectivement du bœuf, c’est-à-dire un mâle castré de l’espèce Bos taurus. Chez les bouchers, le terme désigne toute la viande bovine. Un écran de fumée « traditionnel » qui en cache un autre : de nombreuses vaches laitières finissent à l’abattoir. Elles représentent 40 % de la viande utilisée en France selon un rapport de FranceAgriMer. Le site lesjours.fr rapporte que ces vaches sont parfois malades ou en très mauvais états. Théoriquement, elles devraient être abattues par les éleveurs, mais ceux-ci rechignent souvent à passer l’animal par pertes et profits.

- Ces bêtes finissent en steak haché dont la consommation est passée de 1 % en 1975 à presque 30 % des achats de viande bovine en France.

- Vous pensiez manger du jambon ? Vous mangez de l’eau

- deux jambons sur six vendus en France sont gonflés à l'eau

- Dans le jambon dit « standard » de l’eau est utilisée pour fixer l’eau dans la viande et augmenter son volume. Cette substance permet aux fabricants, au maximum, de réaliser jusqu’à 200 kilos de jambons avec seulement la moitié de viande fraîche.

- Vous pensiez manger de la viande ? Vous mangez de la VSM; « La viande séparée mécaniquement (VSM) surtout destinée, il y a quelques années encore, à la composition d’aliments pour animaux, est un produit obtenu par l’enlèvement, à l’aide de moyens mécaniques, de la viande des os de carcasses et pouvant donc contenir des résidus d’os, de cartilage ou de moelle »

- « On peut trouver (dans cette VSM) du sel, de l’eau, des conservateurs, des os broyés, de la graisse, de la peau, de l’œuf, des cartilages et des vaisseaux dans ces aliments. D’autres éléments sont également ajoutés afin d’ajouter du goût aux produits. Du glutamate est ajouté dans ce sens. Ces éléments agissent sur le système nerveux et favorisent l’obésité ce qui est mauvais pour la santé. » Le site du ministère de l’Agriculture précise à propos de cette VSM : « Ces produits sont généralement utilisés pour la fabrication de produits à base de viande. ». Vous pouvez donc en trouver absolument partout.

- Vous pensez manger un nugget ? Vous mangez encore de la VSM

- La viande panée utilise également de la VSM, cette viande raclée sur les carcasses

Nouveau Vocabulaire

- la vache laitière (nf): dairy cow

- rechigner à faire qqch (v): object to doing something, do something grudgingly

- la moelle (nf): marrow

- broyer (v): grind, crush

- paner (v): to bread, to coat with breadcrumbs

- racler (v): scrape

-le/la grossiste (nmf): wholesaler

-la pintade (nf): guinea fowl


December 2016

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