December 03, 2016

Viande: L'impact de la viande

Writing about web page http://www.viande.info/

- 'élevage et la pêche ont aujourd'hui des conséquences dramatiques pour les humains, les animaux et l'environnement.Des solutions existent mais vont à l'encontre d'intérêts économiques.

Nouveau vocabulaire:

- aller à l'encontre de: to go against/run counter to

http://www.viande.info/elevage-viande-gaz-effet-serre

- l'évelage est responsable de 14,5% des émissions de gaz à effet de serre et de 80% de la déforestation en Amazonie

- un végétalien émet 2,5% moins de gaz à effet de serre par son alimentation qu'un omnivore occidental

- l'évelage émet plus de gaz à effet de serre que les transports

- l’élevage produisait une quantité importante de gaz à effet de serre (GES), environ 18 % des émissions d'origine humaine.- un rapport de la FAO en 2006; Dans un rapport postérieur, Tackling climate change through livestock (FAO, 2013), des calculs fondés sur des données plus précises établissent à 14,5 % la contribution de l'élevage dans les émissions de gaz à effet de serre d'origine anthropique, dont 9,3 % pour les seuls bovins. C'est légèrement plus que le secteur des transports (IPCC, 2014).

- Le secteur de l'élevage produit 7,1 milliards de tonnes d'équivalent CO2, soit environ 1/7 de l'ensemble des émissions de gaz à effet de serre.

- 45 % est attribuable à la production et au transport des aliments (dont 9 % imputables à la déforestation liée à l'extension des cultures et des pâturages); 10 % résultent du stockage et de l'utilisation du lisier. 6 % sont causés par le transport, l'abattage des animaux et au stockage des produits animaux.

- L'Europe contribue pour 8,5 % des émissions de GES liés à l'élevage.

- Un rapport de 2011 conjecture que, entre 2005 et 2050, la demande de viande augmentera de 73 % et celle de lait de 58 % (FAO, 2011).

- L’élevage extensif et le soja exporté comme aliment du bétail sont la première cause de la déforestation au Brésil (Margulis, 2004). Après une enquête de 3 ans publiée en juin 2009, Greenpeace affirme que l’élevage bovin est responsable à 80 % de la destruction de la forêt amazonienne (Greenpeace, 2009).

-L’Union européenne, dont la superficie des forêts augmente, est le 4e importateur de bovins derrière les USA, la Russie, et le Japon. En outre, 80 % des importations de bovins de l’UE viennent d’Amérique du Sud. Les Français sont les premiers consommateurs européens de viande bovine (FranceAgriMer, 2010). Ainsi la consommation de viande en Europe et en France est une cause de la déforestation en Amérique du Sud.

- La déforestation a causé 12 % des émissions mondiales de GES entre 2000 et 2005 (Congressional budget office, 2012), et cause 6 % des émissions de GES aujourd'hui - elle perturbe le cycle de l'eau et réduit la biodiversité par la destruction de l’habitat de millions d’espèces végétales et animales.

- En outre, le compactage des sols, piétinés par le bétail, empêche les infiltrations d’eau et provoque des ruissellements qui érodent les sols et privent d’eau les derniers végétaux, rendant les terres inutilisables.

- titre à la fin d'article: lutter contre le réchauffement climatique par l'alimentation:

Le 5e rapport du GIEC (IPCC 2014, chapitre 11), reprenant les calculs de Stehfest et al. (2009), estime que la simple application des recommandations nutritionnelles de l’École de santé publique de Harvard, qui conseillent de limiter la consommation moyenne de viande de ruminants à 10g par jour et la consommation des autres viandes, du poisson et des œufs à 80g par jour, permettrait de réduire de 36 % les émissions de GES d’origine agricole, et de 8 % les émissions totales. Cette simple mesure serait aussi efficace que de diviser par deux l’ensemble du trafic routier mondial.

Nouveau Vocabulaire:

- imputable (adj): attributable, accountable, to be down to

- l'abattage (nm): slaughter

- le bétail (nm): livestock, cattle

- piétiner (v): stamp, shuffle along

- la superficie (nf): surface area

- la fauche (nf): mowing, cutting, scything

http://www.viande.info/elevage-viande-animaux

-83% des poulets de chair sont élevés sans accès à l'extérieur

- 68% des poules et 99% des lapins sont élevées en cage

- 95% de cochons sont élevés sur caillebotis en bâtiements

- ces animaux sont sélectionnés pour leur productivité, on les mutile (castration à vif, ablation de la queue ou du bec), on sépare les mèes et leurs petits

- leur taux de mortalité est élevé: par exemple 20% des porcs meurent avant le jour de l'abattage

- Il est impossible de produire une telle quantité de viande sans entasser les animaux, les doter de corps difformes à force de sélections génétiques, les adapter de force par des mutilations à des conditions de vie qui limitent drastiquement leurs comportements.

- la plupart de fermes qui se sont développés depuis les années 70 ont des dizaines de milliers d'animaux enfermés en hangars immenses.

- 83% des 800 millions de poulets de chair sont élevés sans accès à l’extérieur (CGAAER, 2014)

- 68% des 47 millions de poules pondeuses sont élevées en batterie de cages (ITAVI, 2015)

- 99% des 36 millions de lapins sont élevés en batterie de cages (ITAVI, 2006)

- Si les bovins ont encore souvent un accès à l’extérieur, certains d’entre eux passent aussi leur vie en stabulation.

- Les oeufs de poules, de canards ou de dindes, éclosent par milliers dans des armoires à incubation, donnant naissance à des poussins qui cherchent en vain un contact maternel.

- Pour la production de lait, les vaches, brebis et chèvres sont généralement inséminées chaque année. Les petits auxquels elles donnent naissance leur sont rapidement enlevés. Ces séparations affectent aussi bien les jeunes que leurs mères.

- Les poules pondeuses pondent aujourd’hui près de 300 oeufs par an contre 60 lorsqu’elles vivent à l’état sauvage. Les truies donnent naissance à 27 petits par an contre 16 en 1970 (IFIP, 2014). Ces performances ne sont pas sans dommages pour les animaux (EFSA, 2007).

- Les sélections génétiques font apparaître des boîteries notamment chez les poulets de chair et chez les vaches laitières, les uns poussés à produire du muscle au détriment de leurs autres organes, les autres à produire de grandes quantités de lait (EFSA, 2009).

- Dès le début de leur vie, des mutilations sont pratiquées pour « adapter » les animaux à la claustration, à la surpopulation des élevages ou au goût des consommateurs

- Étendre les ailes, se dresser, fouiner, ronger, explorer, élever ses petits, se déplacer, prendre l’air... la liste des comportements entravés est longue dans la plupart des élevages.
En France, plus de 80% des animaux sont élevés en bâtiments fermés, parqués en cage ou sur des caillebotis sans accès à l’extérieur.

De nombreux animaux meurent avant d’avoir atteint l’âge où ils sont abattus.

Les animaux peuvent être transportés sur de longues distances. Les trajets à travers l’Europe restent fréquents. Le chargement, le transport et le déchargement sont de grandes sources de stress pour les animaux. Nombre d’entre eux en meurent. S’il existe un règlement européen en la matière, le rapport de l’office vétérinaire européen dresse un état des lieux mitigé de la situation en France (Food and Veterinary Office, 2009a).

Une directive européenne tente de limiter les souffrances inévitables de la mise à mort des animaux. Si des progrès notables ont été réalisés grâce à cette réglementation, les infractions restent nombreuses tant du point de vue de la protection des animaux (Food and Veterinary Office, 2007) que du point de vue sanitaire (Food and Veterinary Office, 2009b).

On reconnaît désormais que les animaux vertébrés, les céphalopodes et divers crustacés éprouvent des sensations et émotions et possèdent des capacités cognitives.

- Certains labels, comme le bio ou le Label Rouge, ont des cahiers des charges qui permettent aux animaux de pouvoir exprimer une gamme plus importante de comportements. Avec les niveaux de consommation actuels, il reste toutefois illusoire d’espérer améliorer le sort d’un si grand nombre d’animaux, nécessairement confinés dans des espaces restreints, et « traités » par un nombre réduit de travailleurs. C’est pourquoi diminuer significativement sa consommation de produits animaux est indispensable, tout en se détournant des produits issus de l’élevage intensif. Il est aussi possible d’éviter de contribuer à la souffrance et à la mort des animaux d’élevage en s’abstenant d’en consommer.

Nouveau Vocabulaire:

- l'ablation (nf): excision, removal

- entasser (v): pile up, heap up

- écrasant(e) (adj): overwhelming, crushing

- le sevrage (nm): weaning

- planifier (v): schedule, plan

- le poussin (nm): young chick

- le broyage (nm): grinding

- la truie (nf): sow

- entraver (v): to hinder, shackle

- pondre (v): to lay

- la claustration (nf): confinement, seclusion, cloistering

- le rognage (nm): trimming

- fouiner (v): to search, to rummage through


Élevage et sous-alimentation

http://www.viande.info/elevage-viande-sous-alimentation

- Environ 800 millions d'humains souffrent de malnutrition - 2/3 des terres agricoles dans le monde sont consacrées à l'élevage ou à la production d'aliments pour le bétail - Une baisse de la production de viande entraînerait une baisse du cours mondial des denrées végétales - Si les pays riches et émergents divisaient par deux leur consommation de viande, la ration calorique des habitants du Tiers-Monde augmenterait et au moins 2,2 millions d'enfants échapperaient à la malnutrition chronique

- La production animale actuelle passe de plus en plus des bovins et autres ruminants, qui broutent l’herbe et mangent du fourrage, aux porcs et aux volailles engraissés par des régimes alimentaires à base d’aliments concentrés, souvent importés d’autres régions du pays ou de l’étranger

- La malnutrition affecte un enfant sur trois dans les pays en développement. Elle réduit la résistance des enfants aux maladies, provoque des handicaps mentaux et physiques et accroît leur mortalité (World Hunger Education Service, 2013).

- Les difficultés rencontrées dans la lutte contre la malnutrition sont nombreuses. L’utilisation des produits agricoles par le secteur de l'élevage constitue l’une d’entre elles.

- l'évelage est un gaspillage de ressources

- Un rapport de la FAO (1992, chap. 1) indiquait que les animaux sont de piètres convertisseurs d’énergie en alimentation humaine : si on les nourrit avec des céréales, ils ingèrent en moyenne 7 kcal pour en restituer une sous forme de viande (3 kcal pour les poulets, 16 kcal pour les bovins).

- Le président du GIEC, Rajendra Pachaury, illustre d’une autre façon cette inefficacité : il faut 7 à 10 kg de végétaux pour faire 1 kg de viande boeuf, 4 à 5,5 kg pour 1 kg de viande de porc.

- Il s'ensuit qu'il faut beaucoup plus de terres agricoles pour produire de la viande que pour produire directement des céréales destinées à l'alimentation humaine.

- 33 % des terres cultivables de la planète sont utilisées à produire l’alimentation des animaux d’élevage ; 26 % de la surface des terres émergées non couvertes par les glaces est employée pour le pâturage (FAO, 2006, p. 271).

- Près de 85 % de la production de mondiale de soja est destinée à l’alimentation animale (Soyatech, n.d.).

- Tant les céréales que le soja sont des denrées hautement nutritives, directement consommables par les humains. Les affecter à la l’alimentation animale constitue un détour de production particulièrement inefficace.

- Les terres agricoles françaises sont accaparées par les animaux d’élevage : 2/3 des terres agricoles sont destinées à l’alimentation animale, que ce soit en pâturages ou en cultures de plantes pour l’alimentation des animaux (Mission Climat de la Caisse des Dépôts, 2005, p.3).

- L’alimentation animale est par exemple aujourd’hui le principal débouché industriel des céréales françaises : elle en consomme 10,2 millions de tonnes, ce qui représente la moitié des utilisations en France (Passion céréales, 2014).

- Par ailleurs, la France importe des tourteaux de soja, principalement du Brésil et d’Argentine, contribuant ainsi à la déforestation en Amérique latine et aux problèmes sociaux liés au développement des grandes cultures intensives au détriment des petits paysans. Avec 4,5 millions de tonnes de soja importés chaque année, la France est le premier importateur européen : 22 % du soja exporté par le Brésil lui est destiné (Billon et al., 2009). Le soja d’importation destiné à l’alimentation est en grande partie génétiquement modifié1.

- L’effet de la production de viande sur les prix des denrées alimentaires: La baisse de 20 % de la production mondiale de viande entraîne une baisse du prix de nombreux aliments d’origine végétale. La ration calorique par habitant augmente dans les pays du Tiers-Monde, notamment en Afrique subsaharienne (+81 calories par personne et par jour). Le nombre d’enfants en bas âge souffrant de malnutrition diminue de 2,2 millions.

Cette simulation indique que la production de viande a bien un impact négatif sur la sécurité alimentaire des humains les plus pauvres de la planète.

Nouveau Vocabulaire:

- la denrée (nf): food products

- brouter (v): to graze

- ores (adv): already, immediately

- accaparer (v): monopolise


Gaspillage et Pollution de l'eau

http://www.viande.info/elevage-viande-ressources-eau-pollution

En France, il faut environ 8250L d'eau pour produire la nourriture quotidienne d'un omnivore, 3600L pour produire celle d'un végétalien

- L'élevage émet des quantités importantes de nitrates, phosophates et autres substances qui s'accumulent dans l'eau et provoquent la prolifération des algues vertes

- Près de 80% des émissions d'ammoniac proviennent de l’élevage. L'ammoniac se dissout dans les précipitations et provoque des pluies acides

- La Terre a des ressources en eau limitées.

- En prenant en compte les différents segments de la chaîne de production, l’élevage, y compris la pisciculture (Dupont, 2009), est la plus grande source sectorielle de polluants de l’eau; L'eutrophisation, c'est-à-dire l'accumulation dans l'eau des nitrates, du phosphore et d'autres nutriments est responsable de la prolifération des algues vertes et de la dégénération des récifs coralliens. Cette eutrophisation cause la mort de nombreux êtres vivants aquatiques (Fromange et Novince, 2007) et de quelques animaux terrestres (Martin, 2009). L’élevage y contribue de façon directe par les rejets de lisiers et indirecte par l’excès d’engrais apportés aux cultures de céréales destinées à nourrir le bétail.

- La gestion des déjections animales dans les élevages intensifs provoque le lessivage des nitrates et des agents pathogènes dans la nappe aquifère, qui met souvent en péril les réserves d’eau potable (FAO, 2005).

- Les émissions d’ammoniac (NH3) sont à 95% d’origine agricole, dont 80% proviennent de l’élevage (Protejoie et al., 2002).

- Ce gaz très soluble dans l'eau se dissout dans les précipitations sous forme d'ammonium (NH4+), un ion acide, l'une des principales causes des pluies acides; Les pluies acides perturbent la photosynthèse et détruisent les éléments nutritifs du sol, causant le dépérissement forestier. Un rapport de 1999 sur l’état des forêts en Europe indiquait que 20% des terres sont très acides, 2/3 des forêts sont endommagées et 21,4% ont subi une défoliation d’au moins 25% (Commission Européenne, 1999).
Les lacs, les fleuves, les ruisseaux et les rivières sont eux aussi altérés par les pluies acides : on observe une réduction et une disparition d’espèces aquatiques, très sensibles au changement de pH (EPA, 2012).

- Au Canada, sur 160 000 lacs de 10 hectares ou plus étudiés, 19,4% étaient acides et 51% en train de le devenir (Dupont, 2004).

- La France est le premier pays émetteur d’ammoniac en Europe (EEA, 2014, p. 55, tableau 2.6.)).

- Ces émissions sont à 97% d’origine agricole, dont 75% proviennent des élevages (Martin et Mathias, 2013), qui génèrent environ 300 millions de tonnes de déjections animales par an (IFEN-SCEES, 2005, p.53); dont la moitié est épandue dans les champs. En Bretagne, la population d’animaux d’élevage produit au minimum l’équivalent de la pollution organique de 60 millions d’habitants, soit les excréments de la population française répandus sans traitement sur le sol breton (Borvon, 2000).

Nouveau Vocabulaire:

- la pisciculture (nf): fish farming

- l'engrais (nm): fertilizer


Élevage, viande, et santé humaine

http://www.viande.info/elevage-viande-sante-maladies

- L'élevage est responsable du déclenchement d'épizooties (ESB, grippe aviaire, etc.)

- L'usage massif d'antibiotiques dans les élevages contribue grandement à l'apparition de souches bactériennes résistantes

- La surconsommation de produits animaux est mauvaise pour la santé. D'un point de vue nutritionnel, il faudrait diviser par deux (au moins) notre consommation de produits d'origine animale

- L’élevage est en soi un facteur de risque pour notre santé. Les systèmes industriels de production sont depuis longtemps la norme dans les pays développés et deviennent de plus en plus répandus dans les pays en développement. Le nombre énorme d’animaux élevés en confinement, dotés d’une variabilité génétique très pauvre, et soumis à une croissance rapide, crée des conditions idéales pour l’émergence et la propagation de nouveaux pathogènes.

- Il n’y a jamais eu de « grippe légumineuse », ni de « grippe épinard » ou de « maladie du petit pois fou »... Par contre, les systèmes modernes d’élevage sont des incubateurs à virus, listeria monocytogènes, salmonelles, campylobacters, E. coli, et autres promoteurs de « grippes » en tout genre. Comme l’indique un rapport de la FAO (Otte et al., 2007): « il n’est pas surprenant que les trois-quarts des nouveaux pathogènes ayant affecté les humains dans les dix dernières années proviennent des animaux ou des produits animaux ».

- Comme les élevages sont propices aux maladies infectieuses, les éleveurs sont obligés d’utiliser beaucoup d’antibiotiques pour soigner leurs animaux. À cela s’ajoute que les antibiotiques à faible dose stimulent la croissance des animaux. Bien qu’ils soient interdits comme promoteurs de croissance en Europe depuis 2006, ils le sont encore dans de nombreux pays. L’utilisation massive des antibiotiques, comme thérapeutiques ou comme promoteurs de croissance, favorise le développement de souches bactériennes résistantes aux antibiotiques.

- Constat inquiétant : bien qu’on ait réussi à modérer l’usage global des antibiotiques ces dernières années, les éleveurs ont de plus en plus recours aux antibiotiques dit “de dernière ligne”, ceux qu’on n’utilise que quand les antibiotiques classiques ont échoué (ANSES, 2015).

- "Les considérations les plus pessimistes nous invitent à nous préparer à un monde sans antibiotique à l’horizon 2030 . Le directeur adjoint de l’OMS, Keiji Fuguda, estime ainsi que mourir des suites d’une infection banale ou d’une blessure mineure pourrait bientôt redevenir une réalité courante. Dans la même optique, une récente étude britannique estime qu’en 2050 le risque lié aux antibiorésistances pourrait conduire, au niveau mondial, à la perte annuelle de 10 millions de vies humaines" (Ministère de l'agriculture, 2015).

- « l’aquaculture utilise des produits chimiques, des engrais, des antibiotiques qui sont nocifs alors que les contrôles sont très limités » (Actu-Environnement, 2003)

- La surconsommation de viande, en particulier de viande rouge, tend à augmenter le risque de certaines maladies (comme le cancer du colon, les maladies cardio-vasculaires, l'obésité ou le diabète de type 2) et plus généralement augmente la mortalité (Pan et al., 2012).

- L'OMS (2015) a officiellement classé la viande rouge parmi les cancérigènes probables chez l'humain et les viandes transformées (charcuteries, nuggets, corned-beef, "cordon bleus", etc.) parmi les cancérigènes certains chez l'humain.

- L’école de santé publique de Harvard recommande de limiter notre consommation de viande à 90g par jour (nous en consommons actuellement 180g/j) et de limiter la consommation de laitages à deux portions par jours (nous en consommons entre 2,5 et 3 portions dans les pays occidentaux).

- Le rapport de 2015 du Dietary Guidelines Committee américain (qui sert de base scientifique aux recommandations nutritionnelles officielles) enjoint les américains à végétaliser leur alimentation. Il fait du régime végétarien (incluant le régime végétalien) l’un des trois régimes alimentaires de référence, et ajoute qu’il a l'avantage d'être bénéfique à l’environnement.

- « les alimentations végétariennes bien conçues (y compris végétaliennes) sont bonnes pour la santé, adéquates sur le plan nutritionnel et peuvent être bénéfiques pour la prévention et le traitement de certaines maladies. Les alimentations végétariennes bien conçues sont appropriées à tous les âges de la vie, y compris pendant la grossesse, l’allaitement, la petite enfance, l’enfance et l’adolescence, ainsi que pour les sportifs » (ADA, 2009).

- Plus de 200 000 personnes sont atteintes chaque année en France de maladies d’origine alimentaire et, dans l’immense majorité des cas, du fait de la consommation de produits animaux. Si nous végétalisons notre alimentation, nous arriverons à un monde où les gens seront en meilleure santé et n’auront plus, par leurs impôts, à combler des déficits d’assurance-maladie. Cela en vaut la peine.

Nouveau Vocabulaire:

- le fardeau (nm): burden, load, weight

- la panoplie (nf): costume, outfit


La viande et l'argent du contribuable

http://www.viande.info/elevage-viande-subventions-aides-europeennes

- C’est dans les pays riches que la consommation de produits animaux est la plus forte

- Subventions directes aux éleveurs: Ces subventions sont allouées en fonction de leur production (animaux ou leur sous-produits).

- Le financement d’aides à l’exportation de certains produits en dehors de l’Union européenne est fréquent. Il défavorise pourtant l’agriculture locale des pays du tiers-monde, les produits européens étant alors moins chers que ceux produits localement

- L’union européenne vient en aide aux campagnes publicitaires pour augmenter les ventes de produits agricoles.

- Les éleveurs bénéficient par ailleurs des aides nationales.

- Les dégradations de l’environnement imputables aux élevages (pollutions des eaux, algues vertes...) sont subies par tous. C’est l’argent public qui est mis à contribution pour tenter d’en limiter les effets.

- C’est aussi la collectivité qui finance les dépenses de santé liées aux pathologies imputables à la surconsommation de viande, de même que celles liées aux grippes aviaire, porcine et autres maladies de la vache folle.

Nouveau Vocubaulaire:

- le contribuable (nm): the taxpayer

- la subvention (nf): grant, subsidy

- la sous-tarification (nf): low-cost


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